Aquent Aquent

The Aquent Orange Book

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The Aquent Orange Book

Sommaire

  • 1. Introduction – 3 questions à Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe du Sud
  • 2. La crise pèsera-t-elle sur les métiers de la communication ?
  • 3. Analyse France : La com’ fait de la résistance, et la créativité se révèle avec le numérique
  • 4. Analyse Europe : Salaires européens : « payer plus pour attirer plus »
  • 5. Annexes
    • Méthodologie
    • Biographie d’Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe du Sud.
    • Biographie d’Antoinette Lemens, Directrice de Jobs in Creation

Introduction
Eric Gandibleu, Directeur régional Europe du sud

Qu’est ce que l’Aquent Orange Book ?
Plus communément appelé l’AOB, l’Aquent Orange Book signe en 2008 sa 3ème édition. Il s’agit d’une étude complète des salaires et des tendances des métiers de la communication incluant la création et le marketing avec une visibilité en France, en Europe et dans le monde. Cette enquête a été réalisée à partir d’éléments recueillis auprès de 1 418 décideurs européens, clients d’Aquent. Notre position de leader du conseil en recrutement nous permet donc de faire une veille dans les secteurs du marketing, de la communication, de la création, du web et d’apporter ainsi aux professionnels des informations pratiques ainsi que des analyses pertinentes.

Pourquoi les métiers de la communication s’en sortent bien ?
Le secteur de la communication et les professions qui s’y rattachent recèlent un fort potentiel de croissance. Il ne cesse de s’élargir, de se développer, d’innover. Nous avons tous pu constater que les modes de communication ont évolué, créant de ce fait un nouveau bassin d’emplois notamment grâce aux médias interactifs. Alors que le chômage augmente partout en France, la population des cadres est en quasi plein emploi. Ceci s’explique notamment par un plus faible ralentissement de la croissance en 2008 par rapport aux pays voisins. Les entreprises étaient donc plus enclines à garder leurs effectifs et à embaucher.

Qui sont les grands gagnants de cette enquête ?
Aujourd’hui, il est clair que les métiers de la communication sont tirés vers le haut par le numérique et la création. Sur ces deux univers, la France commence enfin à rattraper son retard par rapport aux autres pays européens. Alors que la hausse moyenne des salaires consentis sur l’ensemble des métiers de la communication se situe autour de 6% en France, les créatifs connaissent une évolution de 9%, supérieure à la moyenne européenne (8,5%). On observe une renaissance, une nouvelle revalorisation des métiers de la création.

La crise pèsera-t-elle sur les métiers de la communication ?

Alors que les places financières ont été emportées ces dernières semaines par la crise, des conséquences sur l’emploi sont à craindre. Qu’en est-il des métiers de la communication, généralement les plus touchés par ces périodes moroses ? Pour Aquent, leader mondial du recrutement dans le Marketing, la Communication et les métiers de la Création multimédias, le secteur de la communication n’est pas menacé en France.

Lors des dernières récessions, les premières professions touchées furent le marketing et la communication. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué, car pour les institutions comme pour les entreprises, la communication est devenue un facteur de croissance considérable et indispensable. « En cette période économique incertaine, les entreprises doivent continuer à vendre tout en rassurant les consommateurs. Or, la communication sert ces objectifs. Concernant les cadres en situation de plein emploi, même si l’économique continue de se détériorer, ils devraient mieux s’en sortir que lors des crises précédentes », explique Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe du Sud.

1 – Baisse du turnover et augmentation des embauches « Top Sénior »
Sur un secteur extrêmement concurrentiel tel que la communication, les entreprises veilleront à garder leurs meilleurs éléments. En période de turbulence, les équipes doivent rester mobilisées. De même, les talents les plus volatiles car très demandés, ne se risqueront pas à chercher mieux ailleurs.

Du côté de l’embauche, Aquent prévoit une augmentation des profils dit « Top Sénior », c'est-à-dire avec un minimum de 10 à 15 ans d’expérience : « Des professionnels qui ont déjà eu à traiter des situations délicates. Les entreprises se tourneront facilement vers des talents concrets, opérationnels qui donneront des résultats immédiats. La majorité des séniors a déjà vécu des crises, notamment celles de 1993 et de 2001. Ces derniers ont donc plus de poids auprès des recruteurs car ils connaissent en amont les attentes des entreprises », détaille Antoinette Lemens, Directrice de Jobs in Creation, filiale d’Aquent.

2 – Les jeunes cadres en danger ?
Depuis quelques temps déjà, Aquent a constaté que les jeunes cadres sont de moins en moins sollicités dans le secteur des métiers traditionnels. Si ce postulat n’est en aucun cas en rapport avec la crise, il pourrait s’avérer que la période actuelle affecte les jeunes cadres dans leur recherche d’une nouvelle opportunité, accélérateur de carrière. Par ailleurs, les entreprises risquent de geler les embauches « coup de pouce ». Quelles alternatives s’offrent à eux ? 2 constats selon Aquent :

-En période de crise, les entreprises ont tout intérêt à s’afficher sur la toile Internet. Premier lieu où les informations arrivent, où les rumeurs surgissent, où le public s’informe, les entreprises doivent y être présentes en investissant sur des talents compétents. Sur ce secteur, peu de profils « Top Sénior » existent. Les juniors ont donc toutes les chances de se faire remarquer.

-Les étudiants doivent s’orienter vers des métiers en forte pénurie tel que le packaging ou le branding, des secteurs qui séduisent peu alors que la demande est très importante. Mal considéré par l’étudiant en design, le packaging et le branding sont devenus primordiaux pour les marques.

3 – Les métiers que la crise va épargner
Les entreprises ne peuvent pas s’arrêter de communiquer, au contraire. Au fur et à mesure des événements, elles utiliseront une communication de « rassurance ».

C’est pourquoi le corporate va être très utile lors des prochains mois : communication de crise, relations presse institutionnelles et publiques…Bien que traditionnelles, ces professions n’auront aucun problème pour subsister. A contrario, les métiers de la publicité, de l’affichage, de l’événementiel…, devraient avoir plus de difficultés sur le long terme. Mais ils ne disparaîtront pas pour autant.

Le phénomène de crise amènera les entreprises et les agences à évoluer vers d’autres types de communication. « Nous assisterons peut-être à une mutation du secteur, à une autre manière de penser et à une réorganisation. Ces derniers temps, nous avons remis en question l’utilisation du discours environnemental, parfois ambigu et non vérifié, dans certaines campagnes. Les changements auxquels nous assistons conduiront peut-être à une plus grande déontologie dans nos métiers »
explique, Antoinette Lemens, Directrice de Jobs in Creation, filiale d’Aquent.

Par ailleurs, les entreprises souhaitent des résultats immédiats auprès du grand public. Dans le secteur de la communication, les métiers qui s’y rapportent sont : le merchandising, le business développement, le marketing relationnel, le branding…

« Les effets de la crise sont difficiles à anticiper notamment sur la rémunération des cadres dans la communication. La première conséquence concernera les bonus variables qui seront revus à la baisse en 2009. Quant aux prévisions d’augmentation de salaire déclarées dans l’étude, ils pourraient être réduits de moitié. Parallèlement, les nouveaux métiers, le besoin de communiquer, la nécessité de conserver de vrais talents créatifs, devraient permettre à la France de combler son retard vis-à-vis des autres pays européens » conclut Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe du Sud.

La com’ fait de la résistance et la créativité se révèle avec le numérique !
Analyse Française des salaires et des tendances des métiers de la communication

Dans les « starting block », la communication se porte au mieux sur le marché français de l’emploi. Plus d’offres que de demandes, augmentations de salaire en prévision et plus de moyens mis en œuvre pour fidéliser les talents experts : ce secteur connaît enfin l’embellie tant espérée depuis les années 90. Si cette quiétude est observable sur la quasi-totalité des métiers, l’étude d’Aquent montre que les experts en numérique tirent largement cette tendance vers le haut. Nouveaux médias, nouveaux modes de communication, signifient nouveaux métiers émergents. Ainsi, les quelques spécialistes existants sur le marché s’arrachent à prix d’or.

1. Des augmentations encourageantes pour 2009 : salaires et CDI
En 2009, la majorité des entreprises françaises envisagent d’augmenter les salaires avec des hausses moyennes comprises entre 3% et 15%. En plein essor, l’ensemble des agences numériques interrogées (100%) tablent sur des augmentations entre 10% et 11%. Certes ce sont les studios de création qui prédominent avec des augmentations de salaire de 15% mais seules 43% de ces entreprises mentionnent ces prévisions.

Concernant le marché du recrutement en CDI, la tendance constatée l’année dernière se confirme à la hausse. Si le secteur corporate et plus particulièrement les départements RP/communication (17 %) sont les plus timides, les agences souhaitent quant à elles développer leur masse salariale. En tête, les agences numériques qui recherchent des profils expérimentés pour leur service commercial (100%) et leur département création/production/numérique (86%).

Si les intentions sont positives pour 2009, les entreprises devront faire face à un secteur concurrentiel qui s’arrache les profils talentueux et à un turnover encore important.

2- « Mapping » des fonctions qui évoluent et de celles qui n’évoluent pas

Chart

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Les plus fortes pénuries

  • Design pack (D.A – Développement commercial)
  • Métiers techniques du Web -Action script 3, PHP (5) et Microsoft. net
  • Nouveaux métiers du Web : Motion Designer
  • Nouveaux logiciels : Silver Light
  • Créatifs avec dimension internationale
  • Merchandiseurs
  • Concepteurs Rédacteurs Anglo-Saxon
  • Responsables communications interne- crise
  • Marketing relationnel (Direct-One to one – emarketing -Data maining)

3 – Un turnover important mais pas inquiétant
Sur 2008, la communication enregistre un taux de rotation de près de 13%. Légèrement inférieur à 2007, il n’en reste pas moins que plus de 30% des entreprises sur l’ensemble des secteurs annoncent un turnover en dessous des 5%. Mais dans un domaine professionnel où freelances et travail en mode projet se côtoient, il est naturel de voir un taux de rotation supérieur à la moyenne. Les taux moyens les plus élevés se situent aux alentours de 20%, correspondant aux services commerciaux des agences numériques (20 %), les départements marketing corporate (20 %) et les départements création/production/numérique des agences numériques (19 %).

« Les métiers du Web font beaucoup appel aux freelances ou à des équipes projets. La vraie tendance de fond est insufflée par les groupes internationaux qui recrutent des talents ponctuels, parfaitement adaptés au contexte et prêts à travailler sur des projets de communication spécifiques. Par ailleurs, l’existence d’un très fort turnover dans les fonctions du Web s’explique par la présence sur le marché de candidats extrêmement recherchés qui peuvent saisir facilement de meilleures opportunités » souligne Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe du Sud.

La baisse du turnover devrait se confirmer en 2009 avec des recours aux formes flexibles d’emplois (freelance/intérimaires/CCD) freinés par la loi exonérant les entreprises du paiement des charges sur les heures supplémentaires. En 2009, plus de 29% des entreprises en moyenne envisagent de faire appel à ces types de contrat pour l’année à venir contre plus de 47% en moyenne en 2007. Un ralentissement qui se fera ressentir sur les départements RP/communication et numérique corporate, ainsi que sur les départements création/production/numérique des agences numériques.

4 – Séduire pour mieux retenir
Savoir garder les employés les plus efficaces et séduire les candidats en se démarquant des concurrents, devient le combat de cette année et celui des années à venir pour les entreprises. Pour cela, elles doivent donner des perspectives à leurs salariés que ce soit au niveau professionnel, financier ou personnel. Le critère principal de rétention des talents reste les possibilités d’évolution ou d’épanouissement professionnel. L’intérêt des projets et le plaisir dans le travail sont des critères particulièrement recherchés chez les créatifs. Les profils du numérique sont quant à eux plus à l’affût des opportunités et donc plus durs à fidéliser.

Selon l’étude Aquent, les méthodes les plus employées par les entreprises dont le taux de rotation du personnel ne dépasse pas les 10% sont : la mutuelle santé (54 %), les formations en interne (51 %), les remises sur les produits société/groupe (27 %), les formations externes (27 %) et les primes discrétionnaires (25 %).

Les récompenses financières sont toutefois la forme d’avantage la plus communément adoptée et la plus appréciée. C’est pourquoi plus de 30 % de tous les employeurs incluent des gratifications dans leurs enveloppes de rémunération telles des primes équivalentes à un 13e–15e mois de salaire (48 %), une cotisation à une complémentaire retraite (39 %), des primes sur atteinte d’objectifs (39 %)…

5- Faible démarrage du recrutement par le biais des réseaux sociaux
Malgré l’émergence des réseaux sociaux comme outil de recrutement, les résultats de l’enquête montrent que le bouche à oreille et les recommandations (64%) sont les méthodes les plus utilisées en France, aussi bien par les recruteurs que les chercheurs d’emploi. Egalement en pole position, les cabinets de recrutement et les sites d’emploi sur Internet.

L’étude révèle toutefois que les réseaux sociaux représentent une stratégie de recherche d’emploi en vogue chez les candidats. 34% des talents utilisent ce nouvel outil alors que seulement 13 % des entreprises y ont recours. Ce phénomène n’atteint pas encore les employeurs qui pour la majorité, restent réticents à l’utilisation des sites communautaires comme méthode de recrutement. Toutefois, au-delà de leurs imperfections, ils pourraient s’avérer utiles pour accéder à des candidatures intéressantes, un facteur de poids dans la compétitivité qui règne entre les entreprises européennes.

« Je soupçonne les employeurs, cabinet et entreprises confondus, qui ont le pouvoir d’intégrer complètement les réseaux sociaux à leur plan de recrutement, d’être les grands gagnants dans cette affaire », analyse Stefan Ciecierski, Directeur du Management Aquent Europe.

La communication,
un secteur en mutation ?

Dirigeants d’agences et Directeurs de communication s’accordent à dire que le secteur vit de profonds changements auxquels les entreprises doivent s’adapter.

« Les entreprises surfent sur la vague Internet et les communicants doivent penser web avant tout. C’est pourquoi il existe de fortes disparités entre les profils. Il s’avère qu’un profil classique aura plus de difficultés à trouvé un emploi que les talents experts en numérique qui, quant à eux, sont recherchés pour leurs compétences. Il y a une carence de candidats spécifiques répondant à l’émergence de nouveaux métiers comme « Motion Designer » par exemple, or les besoins des entreprises sont beaucoup plus importants que les profils disponibles. Sur ces secteurs un peu particuliers, nous constatons trois offres d’entreprises pour un candidat potentiel » explique Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe Sud

Salaires européens : « payer plus pour attirer plus »
Analyse Européenne des salaires et des tendances des métiers de la communication

L’Etude Aquent a été menée auprès des professionnels du marketing, de la communication et de la création répartis dans 7 pays : la France, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas, la Pologne et la République Tchèque.

1- Constat global sur l’ensemble des pays européens
Une des tendances globales observées par Aquent, est le besoin grandissant des entreprises à se doter d’experts en numérique : développeur web, web designer, spécialiste en multimédia… Or l’ensemble des pays constate un manque généralisé de candidats expérimentés, non seulement dans le numérique mais également dans le marketing relationnel. La concurrence est donc rude pour les entreprises qui déploient toutes une stratégie de hausse des salaires pour recruter et garder les meilleurs. « Payer plus pour attirer plus », devient donc une stratégie paneuropéenne.

Sur 2009, l’ensemble des sociétés européennes interrogées envisage une salaires. Ces intentions sont au dessus des augmentation des très largement résultats de l’enquête précédente. Au beau fixe, les Pays-Bas, l’Angleterre et la Pologne sont les pays dont plus de 90% des entreprises prévoient des hausses de salaires. Plus timides, l’Espagne (78%) et la France (79%).

Les 7 pays consultés concentreront leur croissance sur les créatifs et les métiers du numérique. La moyenne des augmentations est respectivement de +8,5% et de +9,5%. A la traîne, le marketing avec +6% dont la plus faible prévision revient à la France avec +3%. Sur l’ensemble des métiers étudiés, les plus belles progressions sont allouées à la Pologne (+11,75% en moyenne), l’Allemagne (+9,75% en moyenne) et à la République Tchèque (+8,5% en moyenne). Aquent remarque un besoin croissant des pays de l’Est à revaloriser leurs talents et à rattraper leurs retards face aux pays voisins. A noter que l’Espagne, en première place l’année dernière avec +9% arrive cette année au dernier rang (+6%), en dessous de la moyenne européenne (+7,5%).

Du côté de l’embauche, les méthodes traditionnelles de recherche d’emploi et de recrutement restent en vogue en Europe. Si le bouche à oreille et les cabinets de
recrutement sont utilisés dans les mêmes proportions par les candidats à la recherche d’un emploi (56,5%) et les employeurs (64%), les sites d’emploi ne rencontrent pas le même engouement. En effet, 64% des chercheurs d’emploi utilisent cet outil contre 42% des recruteurs.

« Au-delà des tendances générales observées, l’étude d’Aquent montre également de nombreuses disparités dans la communication en Europe. D’un côté il y a les pays dont la culture privilégie depuis longtemps les créatifs et les profils numériques mais dont les chiffres ralentissent, et de l’autre les pays qui s’orientent vers ces talents, essayant de s’aligner sur leurs voisins. L’Europe de l’Est montre des perspectives intéressantes tandis que l’Allemagne est en perte de vitesse. La France, quant à elle, tire sont épingle du jeu en gagnant du terrain avec prudence mais confiance. Toutefois, les 7 pays sondés évoluent tous sur les mêmes constantes, à des niveaux différents bien sûr. Tout d’abord on remarque une forte volonté d’intégrer des talents issus de l’univers du numérique et d’orienter le recrutement vers ces profils. Cette recherche engendre une concurrence entre les entreprises mais également entre les pays. On assiste en effet à une internationalisation de l’embauche. Par ailleurs, le marketing stagne ainsi que les métiers traditionnels à travers l’Europe. Enfin, le prépresse est mis à mal et commence à disparaître car les créatifs et les imprimeurs ont élargi leur expertise » précise Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe du Sud.

2- La France face à ses voisins : particularités françaises
L’une des plus grandes spécificités des employés français est leur capacité à rester au sein d’une même entreprise pendant plusieurs années. Alors que dans les autres pays européens la majorité des personnes ne travaille pas plus de deux ans pour une même entreprise, en France, plus d’un quart des employeurs interrogés sur tous les secteurs mentionnent une durée moyenne supérieure à cinq ans. En général un petit pourcentage de salariés à travers tous les pays européens examinés a travaillé pour le même employeur pendant plus de dix ans.

Ces constats résultent d’un faible turnover. Selon l’étude, la France, précédée par l’Espagne et les Pays-Bas, arrive à un taux de rotation de 12% en 2007 alors qu’il avoisine les 14,5% en moyenne en Europe. « La France est un pays qui s’adapte peu aux changements. Changer souvent d’entreprise pour les uns et se séparer de ses employés pour les autres, n’est pas dans les mœurs. Ceci s’explique par ailleurs par une bonne stratégie de fidélisation mais surtout par une forte politique de sécurité de l’emploi. En France, les contrats de travails manquent de souplesse par rapport aux autres pays. Enfin, si le marché de l’emploi est fortement concurrentiel en France, il l’est encore plus dans les autres pays où les talents n’hésitent pas à partir hors des frontières », analyse Antoinette Lemens, Directrice de Jobs in Creation, filiale d’Aquent.

4 des pays européens (Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Angleterre) interrogés tablent sur une baisse de leur effectif permanent pour l’année 2009. Seuls la France, la Pologne et la République Tchèque se démarquent pour rattraper leur retard. Toutefois, seulement 42% des entreprises françaises envisagent une progression de la masse salariale (41% en 2009).

Concernant les salaires, la France compte bien augmenter ses talents. Alors qu’en 2007, 68% des entreprises avait l’intention de rehausser les salaires, en 2008 cette prévision concerne 79% des entreprises françaises. Bien que l’on soit en phase ascendante, il n’en reste pas moins que cette évolution est inférieure à la moyenne européenne située aux alentours de 85%. «La France est encore en retard sur les salaires et les augmentations. Ceci s’explique par des charges sociales qui restent parmi les plus élevées en Europe. Par ailleurs, la France est un pays prudent. Les entreprises attendent d’être certaines de l’état de l’économie avant d’investir »
explique Antoinette Lemens, Directrice de Jobs in Creation, filiale d’Aquent.

En effet l’embellie se situe en Pologne (94%), en Angleterre (92%) et aux Pays-Bas (90%).

3- Exemples d’écarts dans les salaires : Directeur Créatif et Directeur Marketing :

Salaires moyen d'un Directeur Créatif en €
Grande Bretagne 90 700
Allemagne 82 400
Pays Bas 80 000
France 78 000
Espagne 67 500
République Tchèque 58 000
Pologne 52 900

 

Salaires moyen d'un Directeur Marketing en €
Allemagne 109 000
Pays Bas 90 200
France 90 000
Espagne 71 900
Grande Bretagne 110 000
République Tchèque 63 250
Pologne 53 000

 

« Suite aux derniers événements financiers, la hausse réelle ne devrait pas dépasser 50% des chiffres annoncés. Les dernières informations du marché font apparaître un ralentissement général. Même si l’Europe de l’Est tire son épingle du jeu, on perçoit tout de même les premiers signes d’un essoufflement. Sans tirer de sonnettes d’alarme, l’objectif à court termes pour les communicants est d’apporter aux entreprises de la valeur ajoutée et un relai de croissance. Or cela passe encore et toujours par le numérique ! Les budgets publicitaires sont annoncés en forte baisse pour la fin de l’année mais la volonté des entreprises reste la même : améliorer leur image, renforcer leur notoriété et trouver de nouveaux circuits de distribution », conclut Eric Gandibleu, Directeur Régional Europe du Sud.

Annexe 1
Méthodologie

La 3ème édition de l’Aquent Orange Book a été menée entre janvier et mars 2008 auprès 1 418 clients d’Aquent, professionnels européens du marketing, de la
communication et de la création. L'enquête a été réalisée dans sept langues et diffusée 15 pays via une enquête en ligne et des entretiens directs accomplies par Aquent.

L’étude détaille tous les éléments de la rémunération et les tendances sur le marché de l’emploi de la communication.

Annexe 2
Biographie

Eric Gandibleu, Directeur régional Europe du sud

C’est en 2005 qu’Éric rejoint Aquent pour relancer l’agence française qui ne compte alors que 4 consultants. Grâce à la mise en place de procédures innovantes et adaptées, l’équipe d’origine se mue en une structure très rentable et très performante de 25 consultants.

Après trois années de croissance et de succès sur le marché français, Éric est promu Directeur Régional pour l’Europe du Sud en 2008. Il doit maintenant développer les marchés existants en Espagne et conquérir de nouveaux territoires dans toute l’Europe du Sud.

Éric débute sa carrière il y a un peu plus de 20 ans comme analyste commercial junior chez Xerox Londres. Après avoir démontré ses compétences dans ce secteur, il se tourne vers le recrutement pour y mettre son expérience en pratique. Rapidement, il apporte valeur ajoutée et efficacité à chaque facette du métier.

De retour en France, Éric passe les 10 années suivantes chez Michael Page. Il commence comme consultant et directeur au sein de la division Finances et se forge rapidement une réputation solide dans le métier. Il est logiquement nommé directeur exécutif chargé du contrôle, du lancement et de la gestion de la division commerciale et du marketing, à la tête d’une équipe de plus de 70 consultants.

En 2000, Éric devient associé au sein du cabinet d’Executive search Neumann International. À la tête d’une équipe de plus de 35 consultants, il dirige l’activité recrutement de cadres sur l’Europe.

Eric est diplômé de l’EDC.

Annexe 3
Biographie

Antoinette Lemens, Directrice de Jobs in Creation, filiale d’Aquent

De nationalité anglaise, Antoinette Lemens débute sa carrière outre-manche, à Studio 10. Elle quitte en 1979 le Royaume Uni pour rejoindre une agence internationale de publicité et de design basée à Paris, Concept Group. Elle est en charge du management des comptes clés, des positions stratégiques, avant d’atteindre le poste de Directeur Commercial ; et se spécialise dans les produits de l’industrie du luxe.

Elle a rejoint par la suite, le groupe international Novamark de 1983 à 1986 comme Directrice Générale de leur agence basée à Paris. Elle y développera leur réputation dans le monde des cosmétiques et du luxe.

En 1986, elle quitte Novamark pour créer sa société.

Quand Reed Midem Organisation, l’organisateur d’événement international décide de se lancer dans le partenariat, Antoinette prend les rênes de la Direction Commerciale à l’international.

L’ADC, l’Association Design Conseil l’approche en 1989 afin de tenir le rôle permanent de Déléguée Générale. Antoinette tient toujours cette place.

En 1997, Antoinette Lemens a créé un cabinet de recrutement, Jobs in Creation, racheté par Aquent en 2004 ; société de placement dans la création, le marketing et la communication. Elle est Responsable Grands Comptes à l’International.

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